On a parlé à diverses reprises de démocratie et des nuances de cette notion en gamme chromatique diffuse sur laquelle se situer reste un jeu d'équilibriste au cirque Bouglione. La barrière entre liberté et contrôle est, elle aussi, une ligne floue.
Si les grêvistes sont des preneurs d'otages, fascistes, enculés, anti-démocratiques, la délation, elle, est à la mode ! Surtout lorsqu'il s'agît de protéger la police...
Vichy reviens ! Je t'ai aimé un jour, je t'aimerai toujours ! (c'est aussi ça la casse du programme du conseil de la résistance)
Tout va bien citoyens, ils nous contrôlent et nous dressent les uns contre les autres mais c'est juste pour assurer notre bonheur. La liberté sans bonheur c'est comme la France sans fromage, ça n'a pas de sens. D'ailleurs, souriez ! Sinon, j'appelle les flics !
Article paru sur le Monde.fr,
Mettez les moyens que vous voulez", avait lancé le chef de l'Etat aux services de police chargés de l'enquête quant aux coups de feu tirés sur des policiers lors des affrontements à Villiers-le-Bel. La police judiciaire de Versailles a suivi les conseils du président. Elle a procédé, depuis samedi, à la distribution de plusieurs milliers de tracts dans Villiers-le-Bel, notamment dans le quartier de la ZAC, invitant les habitants à témoigner sur les incidents qui s'y sont déroulés en novembre.
"PLUSIEURS MILLIERS D'EUROS"
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Un deuxième tract, distribué mardi, ajoute que "tout élément susceptible d'orienter favorablement les enquêtes en cours pourra faire l'objet d'une rémunération". Cette somme peut atteindre "plusieurs milliers d'euros", explique Jean Espitalier, directeur régional de la police judiciaire de Versailles, chargé de l'enquête sur les coups de feu. Ce sont des hommes de son département, associés à la direction centrale de la police nationale, qui se sont chargés de la distribution des tracts, qui s'est déroulée "sans incident". Toutefois, sur place, certains s'étonnent que les mêmes méthodes n'aient pas été employées pour éclairer les circonstances de l'accident qui a coûté la mort à Larami Samoura et Mouhsin Cehhouli.
"RÉFLÉCHIR AU TÉMOIGNAGE SOUS X..."
"La pression qui règne dans ce quartier (...) est le fait d'un certain nombre d'individus, déjà très connus de chez nous. Je pense que ces individus font peser sur le quartier une chape de silence", poursuit Jean Espitalier, pour expliquer que ses services s'appuient ainsi sur le témoignage anonyme. L'agression et les menaces qu'ont subies deux adjoints de sécurité, après avoir témoigné contre deux des auteurs des violences urbaines de novembre, ont aussi sûrement contribué à ce que les forces de l'ordre adoptent cette tactique.
"Je regrette que le témoignage sous X... n'ait pas été mis en œuvre" [dans ces cas précis], a lancé Michèle Alliot-Marie. Rappelant que le témoignage sous X... "n'est pas anonyme, un juge connaît l'identité [du témoin]", la ministre de l'intérieur a regretté que les deux hommes, qui ont fait leur "devoir de citoyen", n'aient pas pu être protégés. Cela "doit nous amener à réfléchir au témoignage sous X...", a-t-elle martelé. En dépit de la loi Perben 2 qui en a facilité l'usage, en 2002, cette méthode demeure peu utilisée.

2 commentaires:
Auriez vous un texte sur la légitimité de l'action ?
Qu'est ce qui légitime nos actions alors qu'une majorité d'étudiants n'agit pas avec nous même si certains approuvent nos positions.
Auriez vous un point de vue non condescendant sur ce sujet ?
Condescendance, dit-il. (?) Ou simplement sarcasme ? Ironie ? Second degré ?
Un texte sur la légitimité de l'action. Oui, et non. Tout ici peut être pris comme un texte sur la légitimité de l'action, car tout ici représente, dans une certaine mesure, les raisons qui légitiment nos actions à partir de notre focale.
La légitimité de l'action pose une question à laquelle il n'y a pas une seule réponse. Une action n'est légitime que dans la magie de la légitimation (je suis encore retombé dessus par hasard, aujourd'hui même : Bourdieu rappelant Mauss, Raisons pratiques sur la théorie de l'action, Le Seuil, Paris, 1996, p.122)
Ce qui fait, de ceux qui s'en rendent compte, de grands révoltés (qui des fois ne s'en remettent jamais)
Tout cela pourrait presque nous renvoyer à Ionesco : et si je suis seul à penser à avoir raison, dois-je céder ? Que celui qui à une réponse me jette la pierre.
Sur quels critères peut-on donner tord à quelqu'un ? Si vous avez une idée là-dessus, je suis preneur !
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